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18 Septembre 2015
Moustique tigre

« Moustique tigre » - On le croise un peu partout

L’EID Méditerranée est sur le pont un peu partout dans l’hexagone, ainsi que d’autres établissements publics et collectivités membres de l’ADEGE (agence nationale pour la démoustication), tels que l’EID Rhône-Alpes et le Syndicat mixte de lutte contre les moustiques du Bas-Rhin, par exemple. C’est que du sud au nord et d’est en ouest, on commence à trouver pas mal de traces du « moustique tigre » (*).

L’EID Méditerranée à la manœuvre

Jusque dans le centre de la France, d’où deux ou trois signalements sont parvenus, notamment depuis un village où un expert de l’EID Méditerranée a trouvé trois maisons positives et une collection de vastes collecteurs d’eaux de pluie (entre 200 et 1 000 litres) mal ou pas protégés du tout (il faut les étanchéifier à l’aide de toiles moustiquaires fines). L’installation du « moustique tigre » n’y est pas avérée à ce jour, mais quelques exemplaires ont pu transiter, dans du matériel de jardinerie, via le véhicule de nouveaux résidents issus de Provence, lors d’un trajet. C’est un de ses modes favoris d’expansion. Un traitement « stop » a été réalisé les 23 et 24 septembre derniers. Par contre, le « tigre » est installé de façon irréversible dans le Tarn, à Albi, et dans le Lot-et-Garonne, dans deux communes voisines de la Corrèze, justifiant une surveillance « frontalière » en cours. Mais pour le moment, rien à signaler. Tarn et Lot-et-Garonne, eux, sont en cours de classement en niveau 1 du plan national antidissémination du chikungunya et de la dengue. Plus récemment, même situation dans le Tarn-et-Garonne.

EID Rhône-Alpes, Syndicat mixte du Bas-Rhin et Brigades vertes du Haut-Rhin à la manœuvre aussi

Plus à l’est, les Brigades vertes du Haut-Rhin ont effectué un traitement « stop » à École-Valentin, près de Besançon, dans le Doubs : les premiers contrôles a postiori sont encourageants quant au stoppage de l'insecte. En Alsace, à Schiltigheim et à Strasbourg, le « moustique tigre », découvert là aussi dans deux quartiers, n’a pas pu être stoppé malgré des interventions du Syndicat mixte de lutte contre les moustiques du Bas-Rhin et de l’EID Rhône-Alpes, fin août. Le Bas-Rhin se dirige donc lui aussi vers un classement en niveau 1 du plan national antidissémination. Dans le sud-ouest, des détections très localisées ont été faites dans les départements des Pyrénées-Atlantiques, des Landes et de la Dordogne, suivis par l’EID Atlantique.

Présence du « moustique tigre » Aedes albopictus en France métropolitaine

(au 1er septembre 2015)

Source : ministère de la Santé

(*) Au 1er septembre 2015, 22 départements étaient classés en niveau 1 du plan national antidissémination du chikungunya et de la dengue (18 en 2014). Un chiffre qui devrait être vu à la hausse de quelques unités en fin de saison, quand un bilan précis sera établi, au moment où le « moustique tigre » entrera en diapause (hibernation), à partir de fin octobre / début novembre.

Il faut préciser que, pour autant, les primo détections et les nouvelles installations ne concernent souvent qu’un seul quartier d’une seule commune et que cela suffit à justifier le classement par la DGS de tout le département de leur ressort en niveau 1. Car c’est généralement le point de départ d’une extension progressive sur leur territoire.

 
Installation  

Est-il surprenant de trouver le « moustique tigre » Aedes albopictus dans d’importantes métropoles, même sans qu’il y ait continuité géographique de son installation ? La réponse est dans la question. Quand on sait que son déplacement se fait par « transport passif », c’est-à-dire par la voiture, le train ou le bus, par exemple, on peut s’attendre à le voir débarquer avec armes et bagages là où l’activité sociale est la plus intense, donc dans les grandes villes ouvertes sur l’extérieur. L’identification de quelques-uns de ses spécimens à et dans la banlieue de Strasbourg, en même temps qu’il a pointé le bout de la trompe à Paris et à Créteil, semble étayer la démonstration.