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05 Mai 2014
Moustique tigre

Le « moustique tigre », le retour !

Le « moustique tigre » Aedes albopictus sort de sa diapause (hivernation). Le premier spécimen volant 2014 en L-R vient juste d’être identifié dans l’Hérault. Et des larves ont été repérées quelques semaines auparavant. En ce début de printemps, sa présence est faible et inégalement répartie sur sa zone actuelle d’installation. Les premières nuisances se feront sentir, de façon localisée, courant mai mais dans des proportions encore stables jusqu’à la mi-juin. Toutes les infos sur : www.albopictusLR.org

Présence confirmée des premières larves de « moustiques tigres » Aedes albopictus : c’était au cours de la dernière semaine de mars, à Montpellier et à Nice. Les températures particulièrement clémentes en régions méditerranéennes au mois de mars n’ont pas précipité le réveil d’Aedes albopictus, qui a été limité par l’absence de précipitations avant les pluies du week-end du 22 mars (figure 1). Si ces dernières n’ont pas été suffisamment importantes pour générer une éclosion massive d’œufs à Montpellier, elles ont été conséquentes à Nice où elles ont pu permettre à la majorité des œufs d’éclore de façon synchrone.

Conseil d’ami

Les premiers « moustiques tigres » adultes ont commencé à faire sentir leurs piqûres courant avril, dans l’est de PACA (graphique 2). Bien qu’ils ont eu le tact de ne pas précipiter leur entrée en scène, cette année devrait être caractérisée par une croissance de l’effectif printanier à un rythme plus rapide que celui des années précédentes (graphique 3), en raison de mises en eau naturelles tardives. La première génération de « moustiques tigres » atteindra rapidement un effectif équivalent « seulement » 10 % de la densité maximale de moustiques agressifs, rencontrée au plus fort de l’été. Mais nul doute qu’elle saura se faire remarquer. Toutefois, cette nuisance sera stable jusqu’à ce que sa descendance prenne la relève, à la mi-juin. C’est donc le moment idéal pour faire le tour des jardins et supprimer ou vider tous les récipients, afin d’éliminer un maximum de larves !

Toutes les infos sur : www.albopictusLR.org

       

      

Explications lexicales

Les auteurs de cette communication (Guillaume Lacour, Gregory L’Ambert, Myriam Cros) suggèrent quelques brèves définitions permettant d’appréhender les phénomènes de dormance :
•  « Dormance » est un terme générique regroupant tous les états adaptatifs d’arrêt du développement, à savoir diapause et quiescence.
•  « Quiescence » est une dormance légère déclenchée en réponse immédiate d’un stress environnemental (le froid, par exemple) subi par l’organisme et qui se termine dès la fin de la perturbation.
•  « Diapause » est une dormance profonde, déclenchée avant l’arrivée des perturbations environnementales saisonnières. Elle génère des modifications physiologiques qui améliorent la capacité de survie de l’organisme. À noter que la fin de la diapause ne coïncide pas avec la fin des perturbations environnementales.