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30 Juin 2014
Chikungunya / Dengue

Le chikungunya attendu de pied ferme

Le « moustique tigre » est, en ce moment, l’objet de toutes les attentions. La raison ? L’épidémie de chikungunya qui sévit actuellement dans les départements français d’Amérique (Guadeloupe, Martinique, Guyane) et qui fait redouter, compte tenu des échanges permanents de populations avec la métropole, la survenue dans l’hexagone de très nombreux cas de chikungnya importés.

Cette fois, le vecteur est là

La différence avec des situations antérieures comparables (on pense, en particulier, à l’épidémie de dengue, aux Antilles, de 2010), c’est que le vecteur (Aedes albopictus) est là et de plus en plus là, entre Italie et Espagne, remontant chaque année davantage vers le nord (en Rhône-Alpes, Midi-Pyrénées et Aquitaine). En 2010, quatre cas autochtones (deux de dengue et deux de chik), à Nice et Saint-Raphaël, ont justifié des traitements LAV (lutte antivectorielle) de l’EID-Med, réputés avoir cassé la chaîne vectorielle. En effet, au contraire de ce qui s’est produit en 2007 en Emilie-Romagne (Italie du nord-est), les transmissions se sont arrêtées net, alors que trois ans auparavant, dans le secteur de Ravenne, faute du diagnostic de la maladie, la situation avait dégénéré jusqu’à plus de 250 cas de chikungunya autochtones en trois mois d’été…

Cas autochtones probables

En 2014, à la « faveur » des vacances estivales et de l’intensification des déplacements mutuels DOM - métropole, on s’attend donc à l’apparition de cas autochtones de chik), sans pouvoir en prédire l’envergure : vu l’extension du vecteur, vraisemblablement plus que les quelques cas de 2010. On comprend mieux, dès lors, la démarche du ministère de la Santé, consistant à recenser, département par département, les compétences techniques, ressources humaines et moyens matériels disponibles pour faire face à des besoins de traitements LAV, qui pourraient être, à certaines périodes, à la fois nombreux, concomitants dans le temps et éloignés géographiquement les uns des autres

 

Les communes au rendez-vous

En quatre réunions (à Montpellier, Béziers, Frontignan et Nîmes), ce sont les représentants de plus de 50 communes (souvent des élus), dont la moitié de celles de la zone d’action dans l’Hérault  (parmi lesquelles les principales : Montpellier, Béziers, Sète, Frontignan, Castelnau, Agde…), qui se sont vus présenter les tenants et aboutissants de la problématique « Aedes albopictus » par l’EID Méditerranée et l’ARS Languedoc-Roussillon. L’occasion, aussi, de rappeler les difficultés rencontrées dans l’action traditionnelle contre les moustiques « traditionnels » des zones humides littorales, Aedes caspius et detritus (paupérisation insecticide, nuisances résiduelles, etc). Mais, pas de doute, le « moustique tigre » est bien audible là où il est installé : plusieurs témoignages de son caractère infernal ont émergé, au point que sa présence piquante éclipse celle de ses congénères. Ce dont rendent également compte les appels téléphoniques reçus sur le numéro « indigo » de l’EID Méditerranée, qui placent à nouveau Aedes albopictus et le Montpelliérais au sommet des statistiques. L’objectif de ces séances était triple :  inciter chaque commune à  désigner un(e) référent(e) qui sera en lien permanent avec le chef de l’agence EID concernée, diffuser les supports de communication « albopictus » de l’EID-Med et intégrer la possibilité, pour des élus, cadres et techniciens municipaux, d’accéder à des formations EID, en vue de relayer les messages préventifs voire de contribuer à des actions opérationnelles.

 

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