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21 Mars 2016
Opérationnel

Insecticides - Ça avance

Lors d’une seconde réunion technique au ministère de l’Écologie, le 2 février dernier, avec les mêmes organismes participants qu’à une première réunion en novembre 2015 (*), augmentés du CNEV (centre national d’expertise sur les vecteurs), l’ANSES (agence nationale de sécurité sanitaire) a présenté les résultats de la saisine dont elle a fait l’objet en juillet dernier (voir Newsletter de février). En résumé, il s’est agi de répartir en trois classes les 32 substances actives identifiées lors des saisines précédentes, selon le niveau de connaissance de leur efficacité contre les moustiques.

Approbation ≠ Évaluation

On reviendra sur le détail de ces résultats lorsque le rapport de l’agence sera rendu public, d’ici peu, mais même si un nombre conséquent de ces substances est ou sera « approuvé », il faut savoir qu’une « approbation » est la toute première condition pour que les substances ainsi labellisées puissent être soumises aux batteries de tests d’efficacité, de toxicité, etc, avant d’être susceptibles d’être « défendues » par un industriel au titre d’une procédure d’homologation. Et c’est cela qui  coûte cher. D’où la nécessité de mettre tous les partenaires autour de la table : privés (industriels) et publics (Europe, État, collectivités et opérateurs), afin d’envisager la manière de financer l’ensemble du dispositif, tenant compte de la faible rentabilité, en bout de chaîne, des substances utilisables. Une troisième réunion est prévue d’ici au printemps, incluant la composante industrielle.

(*) DPPR (ministère de l’Écologie), DGS (direction générale de la santé), ANSES, EID Méditerranée, EID Rhône-Alpes, services démoustication des CD Martinique, Guyane, CNEV.