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06 Octobre 2014
Indigo

Indigo - Le téléphone chauffe…

En cette année 2014, le dispositif « indigo » (0 825 399 110), mis à disposition du public pour signaler une nuisance ou un sentiment de gêne dus aux moustiques, a battu des records, puisqu’alors qu’on plafonnait, l’an passé, à 978 appels (qui était déjà le score le plus élevé des neuf derniers exercices), on a atteint des sommets, avec pas moins de 437 appels en juillet, 578 en août et 355 en septembre. Le cap des 2 000 appels devrait être franchi en fin d’année.

Montpellier et albopictus en tête

Les deux leçons principales à tirer sont que, comme en 2013, c’est le secteur de l’agence EID de Montpellier-Fréjorgues qui est, de loin, le plus sollicité, ou plutôt… sollicitant (68 % des appels en juillet, 71 % en août, 60 % en septembre) et que c’est le « moustique tigre » Aedes albopictus qui justifie l’essentiel des appels (près de 70 % en juillet, 83 % en août, 81 % en septembre). Et considérant que les « demandes d’information » concernent en quasi-totalité la problématique du « moustique tigre », on peut dire que sur les deux premiers mois d’été, ce sont plus de 85 % des sollicitations qui ont été provoquées par le nouvel intrus. 

Et il est où Aedes caspius ?

Est-ce à dire que les nuisances résiduelles d'Aedes caspius, le « traditionnel » moustique des marais, ont complètement disparu (4 % des appels en juillet et… 2 % seulement en août et en septembre) ? Une analyse plus fine permettra de répondre. Toutefois, les enquêtes post-appels « indigo » n’ont que très rarement fait apparaître une concomitance entre albopictus et caspius. Et il est probable que même là où les moustiques ruraux arrivent à s’exprimer, Aedes albopictus l’emporte, de toute façon, dans la perception épidermique et donc dans le motif de l’appel.          

En baisse mais encore actif

Une accalmie subite des appels « indigo », survenue pendant quatre ou cinq jours, autour du 20 septembre, n’a pas duré bien longtemps. En effet, dès le 22, reprise de la sonnerie du téléphone, avec une trentaine d’appels en une seule journée : un score plus qu’« honorable ». Et dans la première semaine d’octobre, encore une soixantaine de sollicitations. Toutefois, la baisse des températures et le raccourcissement des jours commencent à peser sur la vivacité du « moustique tigre », qui a débuté sa diapause (hivernation). Cela dit, on sait qu’il demeurera actif, même sur un mode minoré, jusqu’à la mi-novembre. Il s’agit donc de rester vigilant et prompt à diffuser les conseils préventifs auprès des populations, à savoir supprimer ou gérer les eaux stagnantes.

www.albopictusLR.org