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06 Octobre 2014
EID Méditerranée

Exercice - la « crise » en dynamique

Gratiné, le scénario de crise concocté pour l'exercice du même nom, qui s'est déroulé pendant une grosse demi-journée, le 18 septembre dernier, à la direction générale de l'EID-Med. Une manière de répéter un type de situation très tendue qui justifierait la mise en œuvre d’un dispositif exceptionnel pouvant aller jusqu’à organiser des astreintes et requérir des agents.

Au bord de la saturation

D'abord, surviennent deux cas de dengue autochtones, l'un dans les Alpes-Maritimes, l'autre dans le Var, avec un passage simultané des deux départements en niveau 2 du plan antidissémination. Ensuite, la météo est exécrable et les températures élevées, laissant  présager une vague d'éclosions synchrones d'Aedes caspius, en zones humides littorales, sur toute la zone traditionnelle d'action. Conséquence : déclenchement de la cellule de crise. Puis les événements s'enchaînent, avec l'apparition d'autres cas autochtones un peu partout en PACA et en Languedoc-Roussillon, frisant l'épidémie. Avec, en prime, le crash d'un avion de traitement aux portes de la Camargue, éparpillant dans la nature ses cargaisons de Bti (bio-insecticide) et de carburant.

Le meilleur répondant

Au fil des heures (dans l'exercice, une heure vaut une journée), les effets collatéraux de ces épisodes variés s'accumulent : préfets, élus, journalistes, associations, particuliers assaillent l'EID-Med, chacun selon ses inquiétudes ou ses interrogations. Trois heures (donc trois jours) durant, les membres de la cellule de crise (voir ci-après) se sont évertués à garder leur sérénité et à réagir en bon ordre aux sollicitations dont ils ont été l'objet, tout en veillant à organiser ressources et moyens, afin, d'une part, de répondre en priorité à la problématique sanitaire (enquêtes entomologiques et traitements de lutte antivectorielle / LAV) et, d'autre part, de parer au mieux à une forte recrudescence de la nuisance. Au final, le regard porté par le coach de la séance a été très positif, détaillant les progrès accomplis depuis le premier exercice du même type réalisé le 5 août dernier.

Cellule et sous-cellules
 
La cellule de crise consiste à rassembler, dans le même espace-temps et tant que cela est nécessaire, 5 sous-cellules (santé, effectifs, logistique, communication, juridique), qui se cantonnent à gérer strictement les compétences qui leur sont confiées et se situent « en tampon » entre un « secrétariat général », guichet unique centralisant tous les événements extérieurs et les répercutant sur les sous-cellules concernées, et un « pilotage des actions » qui assiste l'ultime «cellule décision » chargée de prendre in fine toutes les décisions opérationnelles. Chacune de ces entités est constituée par un binôme. Régulièrement, un « point de situation » réunit les représentants des sous-cellules, afin de mettre en commun ce qui s'est précédemment passé et de préparer les décisions que la cellule du même nom devra prendre.