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09 Juin 2017
EID Méditerranée

Crash - Tout est bien qui finit bien

Émoi d’autant plus partagé que l’accident d’un avion de traitement de la société Delta 2, prestataire de l’EID Méditerranée, le 16 mai dernier, a été relayé par la quasi-totalité des médias locaux et régionaux. Fort heureusement, il y a eu plus de peur que de mal : le pilote en est ressorti indemne et aucun dégât environnemental n’a été constaté.

Le crash est survenu au petit matin, au cœur de l’étang de l’Or, alors que le pilote était sur le point d’achever une séquence de traitements contre les larves de moustiques présentes dans les zones marécageuses, en bordure de lagune. En cause : une panne de moteur due à l’interruption de l’arrivée du carburant.

Précieux secours

 L’aéronef, qui volait à basse altitude, a eu la chance de s’abîmer à proximité d’un pécheur local d’anguilles en pleine activité, qui l’a vu plonger par le bec et se stabiliser sur le dos, puis qui est immédiatement allé au contact pour s’enquérir de l’état du pilote et le secourir. Celui-ci, commotionné, a pu s’extraire de son zinc, ne présentant aucune blessure physique. C’est l’essentiel ! Les gendarmes et les pompiers, rapidement arrivés sur place, ont procédé aux premières constatations.

Barrière de "boudins"

La préoccupation de l’EID-Med, à l’endroit de la direction de la société Delta 2, a été que le site soit sécurisé par rapport aux fluides subsistant dans l’avion (bouillie de Bti, huile et kérosène). Ces fluides étaient en quantité réduite puisque l’opération de traitement était bien avancée. Par sécurité, un barrage circulaire de « boudins », fournis par le plan « Polmar », a été installé pour le cas où des liquides (kérosène et huile, en particulier) fuitent. Ce qui n’a pas été le cas, l’étanchéité des réservoirs n’ayant pas été atteinte. Ainsi, aucune pollution n’a été enregistrée sur le site (voir encadré). 

Extraction par les airs

C’est une semaine après l’événement qu’a pu être effectuée la récupération de l’appareil. La difficulté résidait dans l’identification et la réservation d’un hélicoptère assez puissant pour réaliser la manœuvre. Il était en effet hors de question de procéder par le sol, au risque de nuire physiquement au milieu naturel. C’est un Super Puma appartenant à une société privée avignonnaise qui, à l’aide d’élingues, a pu soulever l’avion jaune et le déposer sur l’aérodrome de Candillargues (34). L’opération, qui a mobilisé 4 personnes et duré une vingtaine de minutes (préparation en sus), a été supervisée par des représentants de la brigade de gendarmerie des transports aériens (BGTA) et de la direction régionale de l’environnement (DREAL), ainsi que par l’expert de l’assureur. 

 

 

Aucune pollution 

Juste avant de percuter l’eau, l’avion de Delta 2 contenait 150 litres de Bti (VectoBac 12AS) additionnés de 450 litres d’eau, soit 600 litres de « bouillie », nécessaires pour traiter 60 hectares de zones humides. Conformément à la procédure, après quelques épandages, le restant de bouillie a été largué sur l’étang avant l’amerrissage forcé. Cette opération n’a pas d’effet indésirable sur le milieu, le Bti étant un bio-insecticide spécifique de la lutte contre les larves de moustiques, réputé non toxique pour d’autres espèces (poissons, crustacés, mollusques, invertébrés aquatiques), ainsi que l’ont démontré de nombreuses études, en laboratoire comme en conditions réelles. La fiche de sécurité du Bti stipule qu’il ne présente « pas de danger pour l’environnement » ni « aucune atteinte à l’environnement connue ou prévisible ».

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