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08 Décembre 2014
EID Méditerranée

Conseil scientifique - « Albopictus » (toujours) en tête d’affiche

La réunion du conseil scientifique et technique (CST) de l’EID Méditerranée, jeudi 13 novembre, a permis de balayer auprès de ses membres, présents dans leur quasi-totalité, quelques problématiques d’actualité, telles que l’état de la colonisation de territoires toujours plus vastes par Aedes albopictus en PACA, Languedoc-Roussillon et Midi-Pyrénées, avec des bilans en termes de surveillance, de signalements, d’enquêtes entomologiques et de traitements de LAV (exposé effectué par Jean-Baptiste Ferré, de l’équipe « albopictus », à la direction technique de l’EID-Med).

Solution miracle nulle part

Un premier exposé complété par une autre présentation, faite par Guillaume Lacour (et préparée en tandem avec Gregory L’Ambert), de la direction technique de l’EID-Med, évoquant les « alternatives opérationnelles » face au « moustique tigre ». Notant qu’aucun pays concerné n’a su ou ne sait gérer ce fléau de façon satisfaisante, l’orateur a rappelé les recommandations génériques de l’OMS (organisation mondiale de la santé) : pulvérisations de deltaméthrine en ultra-bas-volume, prenant en compte les risques de résistance ; traitements mécaniques ou au bio-insecticide Bti des gîtes larvaires ; éducation et information de la population sur la gestion de l’eau et des gîtes larvaires (pour la fameuse « lutte communautaire »).

Réduire les « abondances »

Mais les « réductions d’abondances », via des traitements adulticides, mécaniques ou biocides, ont leurs limites, en termes de moyens, de persistance et d’acceptation par la population. Il faudrait un événement sanitaire majeur, et encore… Une expérimentation de lutte intégrée (communautaire + traitements biocides), en Catalogne, sur 2 000 maisons en 2008 et 1 000 en 2009, avec une forte implication de la municipalité locale, a abouti certes à une réduction mais modérée (< 50 %). Il s’agit donc bien d’une patience.