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16 Décembre 2013
Moustique tigre

Bilan - Albopictus au rapport

Aedes albopictus

La réunion annuelle de retour d’expérience (« retex », pour les intimes) de la lutte contre Aedes albopictus en France, durant l’année 2013, s’est déroulée dans les locaux de la direction générale de la santé (DGS), à Paris, début décembre. Etaient représentés les acteurs institutionnels de la lutte :
* ceux de l’État : DGS, bien sûr, mais aussi ARS (agences régionales de santé) et CIRE (cellules interrégionales épidémiologiques) concernées, ainsi que l’lNVS (institut national de veille sanitaire) et le CNEV (centre national d’expertise sur les vecteurs),
* et ceux des collectivités territoriales (les trois EID et les conseils généraux dont les territoires sont couverts par le « moustique tigre »). Pour l’EID Méditerranée, Didier Moulis, Gregory L’Ambert et Anne Baudin ont participé aux débats.

Entomo plus que com’

Les débats ont été très ciblés sur le volet entomologique et sur la gestion du cas autochtone tardif de dengue dans les Bouches-du-Rhône (voir « Flash » no 615). Du coup, le volet « communication » stricto sensu a été quelque peu zappé, même si le dispositif d’enquêtes sociologiques inclus dans le projet européen « IMCM / LIFE+ » a fait l’objet d’une présentation synthétique, au titre de la dissémination des résultats, sans susciter toutefois de vastes réactions. L’INPES (institut national de prévention et d’éducation à la santé), qui planche pourtant sur une procédure de communication à l’intention des acteurs publics, liée aux problématiques vectorielles (ainsi qu’aux effets du changement climatique), n’était pas représenté à cette réunion.                           

La future loi évoquée
Un fonctionnaire de la DGS a, dès l’abord, remis sur le tapis la perspective d’une évolution législative encadrant la démoustication au sens large et, plus particulièrement, la lutte antivectorielle. Il s’est agi d’une reprise synthétique de ce que le chargé de mission de la ministre de la Santé avait avancé lors des deux rencontres organisées à Paris avec les élus de l’ADEGE (voir « Flash » nos 595 et 605) : distingo « nuisibles » / vecteurs (dont on sait le caractère inapproprié, selon les scientifiques et les opérateurs publics) ; élargissement aux arthropodes vecteurs ; établissement de schémas régionaux de LAV par les préfets, sur avis des directeurs d’ARS ; mise en œuvre par département, sur la base de conventions tenant compte de l’histoire et des spécificités des territoires. Rien de plus, en revanche, sur le volet financier… Ces dispositions devraient être incluses dans un projet de loi « santé publique », à déposer par le gouvernement sur le bureau des assemblées en 2014, pour application à l’horizon de 2015. Ce discours va conduire le président en exercice de l’ADEGE, Christian Jean, à écrire à la ministre de la Santé, afin de rappeler qu’il a été entendu que les élus des collectivités porteuses de dispositifs de démoustication seraient consultés, via l’ADEGE, en amont du dépôt du projet de loi. Il semble qu’on ne soit plus très loin de ce moment...