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03 Novembre 2014
Indigo

Appels téléphoniques - « Indigo » à gogo

Le cap des 2 000 appels a été largement dépassé, puisque près de 2 400 sollicitations téléphoniques ou par internet ont été recensées à la fin octobre, au terme des dix premiers mois de l’année, alors que le précédent record des dix derniers exercices était inférieur à 1 000 et datait de l’an passé. L’arrivée du « moustique tigre » Aedes albopictus était déjà ressentie, en 2013, comme un amplificateur de la demande sociale. En 2014, le diptère zébré aura chamboulé le compteur.

Records annuel et mensuel

On peut s’interroger sur la poursuite haussière de la courbe des appels en 2015, au fur et à mesure de l’extension géographique du « moustique tigre » vers l’ouest de la région. Celui- ci continue en effet à progresser, doucement mais sûrement. Sur un plan quantitatif, on remarquera qu’octobre constitue aussi un record mensuel, avec 600 appels tout juste devant août (578), juillet (437) et septembre (355). Est-ce un hasard : c’est aussi en octobre que les premiers cas de chikungunya autochtones ont été enregistrés à Montpellier ville (voir article et procédure "indigo" ci-dessous).

Causalité évolutive

Pour nuancer ce bilan mensuel et en l’attente d’une analyse à la fois générale et plus fine à la fin de l’année, il est intéressant d’observer que la structure géographique et la causalité de ces sollicitations, en octobre, ont évolué par rapport à celles des mois antérieurs. Alors que le secteur de l’agence de Montpellier-Fréjorgues a représenté jusqu’à 71 % des appels en août (69 % en juillet et 60 % en septembre), cette proportion s’affaisse, en octobre, à un « petit » 55 %. Et en ce début d’automne, les agences de Narbonne (9 %), Sauvian (12,5 %) et Canet (12,5 %) captent près de 35 % des sollicitations, alors qu’elles en comptaient, à elles trois, moins de 15 % les quatre mois précédents. S’agissant des causes, si Aedes albopictus (le « moustique tigre ») a motivé 81 % des appels en août et en septembre, il ne pèse plus que pour 58 % en octobre, Aedes caspius (moustique traditionnel des zones humides littorales) atteignant 33,5 % et son congénère des marais Aedes detritus 18,5 %, soit à eux deux 51 % (*), alors qu’entre juin et septembre inclus, ils stagnaient à 3,5 % en moyenne.

(*) Le total est supérieur à 100 % car il n’est pas rare qu’une nuisance suscitant un appel « indigo » soit due, concomitamment, à des moustiques des marais (Aedes caspius et/ou detritus) ET à des moustiques de villes (« moustique tigre » et/ou Culex pipiens).

Procédure "indigo"                                                                                                                           

Dans un délai de 24 heures, chaque appel est pris en charge par des agents opérationnels de l'EID-Med  attchés au secteur géographique concerné. Le plus souvent, ils procèdent à une visite sur le lieu de résidence de l'appelant et prodiguent diagnostic et conseil  voire, dans certianes circonstances, exécutent un traitement ciblé. Mais, rappelons-le, s'agissant du "moustique tigre", la meileure réponse consiste à supprimer ou à gérer "ses" eaux stagnantes.