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02 Juin 2016
EID Méditerranée

Aéronefs - De l’économie à l’efficacité

C’est dans le cadre d’un plan interne dédié aux pistes d’économies qu’a émergé, fin 2015, l’idée d’intégrer l’« ULM Classe 6 » dans la panoplie des moyens de traitements aériens de l’EID-Med. Important quand on sait que plus de 70 % des interventions, en moyenne, se font depuis les airs. ULM à voilure tournante (système semblable à celui d’un hélicoptère), ce type d’appareil commence à se développer en France, avec des caractéristiques techniques proches voire, pour certains modèles, supérieures à celles de l’hélicoptère classique, déjà utilisé par l’établissement.

Essai transformé

Une visite chez l’importateur français (SARL Alixa) du type d’appareil ciblé (CH7 Kompress), début février à Barcelonnette (04), a permis de valider plusieurs paramètres, en particulier la capacité de traitement ha/jour et les coûts associés. Sur ces bases, des tests « grandeur nature » ont pu être organisés, qui ont eu lieu récemment sur le site de l’agence EID de Narbonne, autour de l’étang de Bages. Des séquences de traitements et d’avitaillements ont été effectuées sur plusieurs parcelles morcelées, à une vitesse de 60 km/h et à une hauteur de 3 mètres du sol. Les premiers résultats, en cours d’analyse, semblent impressionnants, dans le bon sens du terme, aux dires des responsables techniques présents, et le premier essai… transformé, donc.

QSE au rendez-vous

Ainsi, 15 hectares traités en 32 minutes chrono, pour 8 litres de carburant consommés : voilà les trois critères de la certification « QSE » parfaitement remplis. Le « Q » de qualité est là, avec des résultats prometteurs, le « S » de sécurité également, en particulier pour les opérateurs (par comparaison avec les interventions terrestres), et le « E » d’environnement (respect de) aussi, car ce type de traitement est non intrusif (puisqu’aérien), la consommation de carburant quasi-négligeable et la nuisance sonore très faible (80 dB à 100 m/sol et 160 km/h - source Alixa).

Questions à résoudre

Les réactivité, rapidité et facilité de mise en œuvre de ce nouveau moyen, l’optimisation des process actuels qu’il permet d’entrevoir et son coût beaucoup plus bas que celui de l’aviation sont autant d’éléments plaidant en sa faveur. Cela dit, il y a une marge entre une opération certes réussie mais ponctuelle et une utilisation régulière et efficiente pour les traitements aériens de démoustication. En outre, le projet d’acquérir ce type d’aéronef dépend aussi des réponses à apporter à trois questions : celle du pilote, celle de l’autorisation administrative (par la direction générale de l’aviation civile - DGAC) et celle de l’assurance. Si les deux premières sont en bonne voie de résolution, la troisième n’a pas eu encore de suite favorable. À suivre.