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01 Décembre 2016
ADEGE

ADEGE - Une nouvelle séquence

L’assemblée générale de l’ADEGE (agence nationale pour la démoustication et la gestion des espaces naturels démoustiqués), lundi 7 novembre dernier à l’EID Méditerranée, a permis de relancer ce dispositif. Celui-ci était en stand-by depuis près de deux ans, en raison des élections départementales et territoriales de 2015, qui ont eu pour conséquence le renouvellement de la quasi-totalité des élus représentant les services des collectivités et établissements publics dédiés à la démoustication (métropolitains et outre-mer), membres de l’agence.

Insecticides : pas assez vite

Le volet « insecticides » a retenu l’attention des élus. Le rappel des contexte et objectifs a conduit l’assemblée à regretter le manque de perspectives concrètes à court terme, s’agissant de nouvelles substances actives homologables, même si le ministère de l’Environnement a diligenté un processus, depuis un an et demi, sous la pression des élus territoriaux et nationaux de Méditerranée, principalement. Pour autant, tous les engagements pris n’ont pas été tenus (en particulier, le secteur industriel n’a toujours pas été associé aux échanges entre l’État et les opérateurs territoriaux). Une stratégie plus offensive, impliquant tous les ressortissants de l’ADEGE, sera donc mise au point, pour être développée à l’horizon du printemps 2017, dès le nouveau gouvernement mis en place, dans la foulée de la prochaine élection présidentielle.

LAV : l’État doit participer aussi

La lutte antivectorielle, ciblant Aedes albopictus, en métropole, et Aedes aegypti, outre-mer, a également suscité une approche critique par l’ensemble des élus. Ceux-ci estiment que dans le cadre de sa compétence de santé publique, l’État devrait assumer – et non les Départements – la charge des enquêtes et traitements suite à l’identification de cas suspects ou avérés, importés ou autochtones, de chikungunya, de dengue ou de Zika. Mais c’est le législateur qui en a décidé ainsi (loi du 13 août 2004 « libertés et responsabilités locales »). En revanche, la loi ne prévoit pas que toutes les autres actions, notamment de prévention et de communication, soient incluses dans les compétences obligatoires des Départements. Tous les élus se sont donc accordés pour demander aux agences régionales de santé (ARS) de s’impliquer, sur le plan financier, dans ces dispositifs, en coopération avec les Départements et leurs opérateurs, ceux-ci visant aussi bien la protection sanitaire que la réduction du nombre de moustiques (diminution du risque et confort des habitants sont intimement liés).

Pourquoi pas un nouveau « LIFE » ?

L’EID Méditerranée a été impliquée dans deux projets labellisés « LIFE » (programme européen « L’Instrument Financier pour l’Environnement ») : un premier projet à sa diligence, au début des années 2000, puis un second, impliquant plusieurs partenaires issus de l’ADEGE, entre 2010 et 2013. La relance de l’agence nationale permet d’envisager un éventuel troisième projet. Une réflexion collective a démarré autour de quelques pistes, telles que la conduite d’une lutte intégrée dans un contexte de changements globaux, une normalisation du guide des bonnes pratiques élaboré lors du second projet « LIFE » ou encore le développement et l’expérimentation de méthodes de lutte alternatives dans les différents contextes rencontrés par les opérateurs de l’ADEGE (autodissémination, traitement résiduel, barrière de pièges, barrière répulsive, etc).

 

Ils sont venus, ils étaient tous là

Lors de l’AG de Montpellier, étaient présents au côté du président Christophe Morgo (EID-Med), les élus des autres collectivités et établissements membres de l’ADEGE : de gauche à droite, Francis Carole, membre de l’Exécutif de la collectivité territoriale de Martinique, Catherine Léo, vice-présidente de la collectivité territoriale de Guyane, Gaston Arthaud-Berthet, président de l’EID Rhône-Alpes et nouveau président de l'ADEGE, et Jean-Marie Fetsch, président du syndicat de lutte (SLM) du Bas-Rhin. Nathalie Ruggieri, vice-présidente du conseil départemental de la Corse-du-Sud, a été empêchée au dernier moment, ainsi que Dominique Rabelle, présidente de l’EID Atlantique.

Crée en 1996, l’ADEGE rassemble en 2016 l’EID Méditerranée, l’EID Rhône-Alpes, le Département de la Corse-du-Sud, les collectivités territoriales de la Martinique et de la Guyane, le syndicat de lutte du Bas-Rhin. L’EID Atlantique a un statut d’observateur et le COPATE (Catalogne, Espagne) un statut de membre associé.